FAQ

Quelle est la différence entre un chiropracteur et un ostéopathe ?

La première différence réside dans la formation suivie. En effet, la chiropraxie résulte d’une formation unique, répondant à un standard international qui requiert 6 années d’études à temps complet.
Un ostéopathe peut suivre un cursus de 5 ans mais il peut également avoir fait des études de médecine ou de kinésithérapeute et avoir passé un diplôme universitaire de 200 à 400 heures (contre 5500 heures en chiropraxie).

Les actes autorisés entre les deux professions divergent aussi : ces différences sont reconnues au niveau des décrets.
Un chiropracteur a, par exemple, le droit de manipuler les cervicales sans avis médical au préalable de part sa formation et ses compétences. Il peut par ailleurs utiliser différents instruments pour réaliser ses ajustements.
Les ostéopathes ont besoin d’un certificat délivré par les médecins pour toute manipulation cervicale, n’ont pas le droit d’utiliser d’instruments ni de s’occuper de nourrissons de moins de 6 mois.
Les chiropracteurs peuvent prendre en charge de jeunes nouveaux-nés (Attention : les séances de chiropraxie ne remplace en aucun cas les visites chez le pédiatre).

Comment se déroulent les séances ?

Puisque chaque cas est spécifique, le traitement sera adapté à chacun.
Un plan de traitement se déroule en 4 phases distinctes :

Première séance

Anamnèse

Je procède à un entretien pour comprendre le motif de la consultation et connaître les antécédents personnels et familiaux ainsi que le mode de vie du patient.
J’étudie les éventuels examens apportés par le patient.
J’écoute et réponds à ses questions.

Examen chiropratique

Le premier traitement chiropratique permet de soulager le symptôme. Chaque traitement est spécifique et personnalisé.

Par l’ajustement chiropratique, il permet :

  • De redonner de la mobilité aux articulations,
  • De stimuler le système nerveux,
  • De libérer les tensions musculaires associées avec la problématique du patient.

Séances supplémentaires

Cette phase permet de renforcer le traitement initial, d’adresser la cause de la problématique et aussi d’impliquer le patient dans son processus de guérison :

  • En lui expliquant ce qu’il peut faire pour améliorer son état et prévenir une rechute,
  • En lui donnant des conseils d’hygiène de vie et de postures adaptées ainsi que des exercices à faire à la maison (renforcement musculaire, stretching, relaxation…)

Séances de stabilisation

Pendant la phase de stabilisation, je cherche à intégrer les corrections apportées sur le long terme. Cette étape est nécessaire pour éviter la réapparition des symptômes.

Prévention — Toute la vie

Durant cette période, les consultations sont plus espacées. La période de prévention est un suivi ponctuel visant à entretenir les acquis et développer un mode de vie permettant de découvrir le plein potentiel du corps. L’idéal serait de débuter les soins de cette phase dès l’enfance.

La Chiropraxie est-elle remboursée par la Sécu ?

La sécurité sociale ne rembourse pas encore la chiropraxie mais les séances peuvent être prises en charge, partiellement ou totalement, par certaines mutuelles.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’Association Française de Chiropraxie.

Le remboursement des soins chiropratiques dépend des termes du contrat signé. Votre praticien pourra vous remettre une attestation.

Mon médecin ne veut pas que je sois manipulé ! Est-ce dangereux ?

« La chiropraxie est non seulement sûre mais efficace »

Les médecins utilisent le terme de manipulation vertébrale alors que les chiropracteurs parlent d’ajustement vertébral spécifique. Les soins doivent être le plus doux possible et ils sont très rarement douloureux même lorsque le patient se trouve en condition d’hyperalgie.

Ce débat sur l’innocuité ou les effets secondaires potentiels autour des manipulations vertébrales, en particulier cervicales, est souhaitable puisqu’il a opposé pendant très longtemps médecins et chiropracteurs. La profession médicale n’utilisant pas, ou très peu, cet acte thérapeutique dont elle ne connaît ni les modalités, ni la maîtrise de ses compétences, le rejetait en bloc comme une survivance plus ou moins élaborée d’un reboutage moyenâgeux.
Et, quelle meilleure façon de discréditer et d’éloigner ses patients que de prétendre que cet acte est non seulement inutile mais également dangereux ?

Toutefois, le ton a changé depuis quelques années. Quand on examine les chiffres et les études scientifiques, on constate qu’il n’y a aucune preuve scientifique pour étayer l’idée selon laquelle les manipulations cervicales présentent un danger en termes d’accidents. Cependant, comme toute rumeur, cette idée la vie dure.
Toute thérapie présente des risques, tout comme toute activité humaine implique ses propres dangers inhérents.

« Les études montrent qu’il n’existe pas d’association entre la manipulation et l’accident vasculaire »

Selon la SOFEC (Société Franco-Européenne de Chiropraxie), les travaux de la « Neck Pain Task Force », qui a regroupé un ensemble d’experts mondiaux sur une période de 10 ans jusqu’en 2010, ont contribué à une évolution de la compréhension de la relation entre les manipulations cervicales, les dissections des artères vertébrales et des accidents vasculaires. Les études les plus rigoureuses méthodologiquement montrent qu’il n’existe pas une association forte entre la manipulation et l’accident vasculaire. Néanmoins, l’absence totale d’association ne peut être totalement exclue.

Les accidents sont très rares et le plus redoutable est l’accident vertébro-basilaire ischémique (AVBI) qui est une complication extrêmement rare : le risque, selon la littérature scientifique, est de 1 AVBI pour 1 million d’ajustements des vertèbres cervicales. Pour rendre les choses plus concrètes, l’exposition à un risque équivalent d’accident grave par prise d’un médicament Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien (AINS) est 100 à 400 fois supérieure (Haldeman, S.L. Caroll and J.D. Cassidy, Findings from the bone and joint decade 2000 to 2010 Task Force on Neck Pain and its associated disorders, Journal Occup Environ Med, 2010.52(4) : p. 424-7).